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Lieu
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Lausanne
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Heure de Départ
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17.05.2009 10:00:00
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Catégorie
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Course
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Infos course
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Distance
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2x1.4 kilomètres
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Dénivelé +
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140 mètres
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Dénivelé -
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Durée Totale
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00:14:28:15
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Activité
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Pause
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Allure Moy.
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00:05:10 min/km
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Allure Max.
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Météo
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18 °C
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Google Earth
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Equipement
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Saucony - ProGrid Omni 7
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Classement
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Vétérans 1 H : 7ème/12 - Overall : 22ème/55
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Classement
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Contre la manche, 2 manches.
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Cette course est bien particulière à deux égards. Tout d'abord, son départ est donné à 500 mètres de chez moi (route du Pavement), je suis donc un "régional de l'étape". D'autre part, elle prend le
forme d'une course contre la montre qui se déroule en deux manches, format original pour une course pédestre.
Le parcours ne fait que 1.4 kilomètres, mais monte de 140 mètres, donc avec une pente moyenne de 10%. Sa particularité est que l'arrivée est jugée au sommet de la tour en bois de Sauvabelin, 30
mètres et 150 marches plus haut que sa base. Pour cette deuxième édition, le parcours qui faisait 920 m l'année passée a été rallongé de 500 m.
J'avais lu l'année passée un article sur cette course, et il m'était resté l'impression que c'était une sorte de course privée pour les membres d'un club. Je me rends compte que ce n'est pas
le cas et propose à Linda que l'on s'y inscrive. Elle est plutôt réticente au début, car la montée ce n'est pas sa tasse de thé, mais je finis par la convaincre.
Pour me préparer, je me force lors de mon trajet domicile-travail à prendre le plus d'escaliers possible et de monter les marches deux par deux.
Je vais plusieurs fois reconnaître le parcours, mais vu la rigueur de l'hiver, le chemin est souvent verglassé et la tour fermée, m'empêchant un entraînement dans des conditions de course. Fin
avril, début mai, la tour est à nouveau ouverte et je peux mieux m'entraîner. J'essaie plusieurs techniques pour monter les marches, à savoir une par une en courant, deux par deux en marchant et
deux par deux en courant. Etonnamment, la technique marche deux par deux est plus rapide que course une par une. La course deux par deux est encore plus rapide, mais plus fatiguante. Je réussis à
franchir le 150 marches à ce rythme, mais je n'ai pas 1.4 km de course en montée dans les jambes.
Mon meilleur temps mesuré à l'entraînement est de 6'45'', mais il comprend une pause pour ouvrir le tourniquet d'entrée durant laquelle j'ai arrêté le chrono.
La veille de la course, je visionne les photos prises lors de la première édition et remarque que le vainqueur se tient à la rambarde. Je n'y avais pas pensé et il est évident que si je peux mettre
mes bras à contribution durant la montée, ce sera tout bénef.
Le jour de la course, nous nous rendons à 8h00 à l'auberge de Sauvabelin pour retirer nos dossards. C'est l'heure indiquée par les organisateurs. Nous tombons en plein briefing des
organisateurs, et attendons, un peu gênés, que la table des dossards se mette en place. Nous rentrons ensuite chez nous pour attendre 10h00, départ de la première manche.
A 9h30, nous repartons de chez nous, l'échauffement se fera sur le trajet jusqu'au site de la course. Le départ est donné à la petite piscine de Bellevaux, que mes enfants connaissent bien, mais
qui bien entendu n'est pas encore ouverte au mois de mai. J'ai cru comprendre que le gagnant de la course y travaille l'été comme gardien. Si c'est le cas, il y a encore plus "régional de l'étape"
que moi. Il fait beau et le printemps est bien installé. Je reconnais au départ quelques coureurs participant au trophée. Nous sommes 55 au départ, donc c'est une course très "intime", rien à
voir avec le 20 km ou le marathon de Lausanne. Vu les conditions du contre-la-montre, le nombre d'inscriptions était plafonné à 150, il y a encore de la place. La plupart des participants
semblent, comme moi, tendus car cette course n'a rien à voir avec les courses habituelles et chacun se demande comment et si il va y arriver.
Les départs sont donnés dans l'ordre des dossards, qui ont été attribués par catégorie d'âge et par sexe. Ce seront les jeunes hommes qui s'élanceront en premier, pour terminer par les femmes
vétérans. Le starter appelle au fur et à mesure les numéros vers la ligne de départ pour former une file. Comme certains inscrits ne se sont pas présentés, il y a des trous. J'ai le dossard 17. On
appelle le 13 et le 14, mais personne ne se présente. On passe directement au 15 et 16. Mon tour arrive. Le 18 manque et c'est le 19 qui se place derrière moi. Mon coeur commence à battre plus
fort. Le 12 part, puis le 15 et enfin le 16, avec 30 secondes d'intervalle.
Je m'avance sur la ligne départ et fixe le chrono géant sur lequel défilent les secondes, trop vite à mon goût. Je ne sais plus si je dois partir au premier bip, au dernier, au plus tard
aprés, au plus tôt avant, je ne sais plus si il y a un bip ou plusieurs, bref, j'ai un court moment de panique. Finalement j'entends des bips et le chrono passe à la minute, je m'élance.
La course débute par une petite rampe qui descend de la piscine, et qui rejoint le chemin qui monte vers Sauvabelin. Bien que dans un bois, l'essentiel du parcours est effectué sur l'asphalte.
Après une petite montée qui se négocie facilement, avec l'élan du départ, le chemin tourne vers la droite en légère descente puis vers la gauche à plat. Jusque là, tout va bien. C'est ici qu'a
été prise la photo qui me sert d'avatat.
Nous arrivons à la première difficulté qui est une montée assez raide. Elle se passe relativement facilement, car nous ne courrons pas depuis longtemps. Au sommet de la montée, je commence à
avoir mal aux bras, ce qui est typique pour moi d'un départ trop rapide. Mon coeur ne fait pas circuler assez de sang, et il n'irrigue pas mes bras pour privilégier mes jambes qui courrent. Mais
dans cette course, il n'y a pas vraiment de possibilité de récupérer. Je sers les dents et sais que la suite sera dure.
Après la montée, nous arrivons au parking du Signal, que nous contournons par la gauche, sur un tronçon plat qui permet de reprendre son souffle. Nous longeons ensuite la route (en courrant sur
l'herbe) puis un virage à gauche nous ramène vers la forêt. C'est la seconde difficulté, une montée qui est raide au début et dont la pente s'adoucit par la suite. Elle est très pénible, à la
vitesse à laquelle se dispute cette course. Elle se termine à un carrefour et l'on voit le chemin redescendre de l'autre côté, hélas nous tournons à droite pour un faux-plat montant sur encore
150 mètres qui nous achève. Le chemin redescend légèrement par la suite, et il faut à tout prix relancer ici. Je croise plusieurs promeneurs et mémés à chienchien qui n'ont pas la moindre idée
qu'ils se trouvent au beau milieu d'une course. Nous arrivons près de l'auberge de Sauvabelin et juste avant de l'atteindre, un virage en épingle, négocié à pleine vitesse, nous ramène vers la
tour.
A ce virage, je me rends compte que le concurrent parti 30 secondes après moi n'est plus qu'à 50 mètres. Je rassemble toute mon énergie pour accélérer sur le dernier tronçon plat qui mène à la
tour. Il s'ensuit une petite montée assez raide en virage pour arriver au pied de la tour. Il y a pas mal de monde à cet endroit pour nous encourager, ce qui me booste pour attaquer la montée de la
tour.
Je mets donc en oeuvre la première technique, course deux par deux, mais dois passer rapidement à la marche deux par deux. Après la deuxième volée de 50 marches, mes cuisses refusent de me porter
et je passe à la course une par une, qui fait plus travailler les mollets, qui ont été peu sollicités jusqu'à présent. C'est une bonne tactique, car l'effort est réparti.
Au bas de la tour, je laisse passer devant moi par le concurrent suivant, qui venait de me rattrapper. Il aura quelques marches d'avance au sommet.
Je suis bien entendu épuisé, mais heureux que ce soit terminé. Mais non, il y a encore la deuxième manche. Mon temps est de 7'10'', ce qui est décevant par rapport au temps obtenu
en entraînement. A ce moment, j'envisage d'abondonner, car je me ne sens pas en état de faire une autre manche, et puis m'être fait dépasser par le coureur parti après moi m'a
démoralisé. Les autres concurrents que je vois arriver ont l'air aussi marqués que moi, ce qui me réconforte un peu. Je redescends la tour en me tenant à la rambarde, car mes jambes ne veulent plus
me porter.
Je me place au bord de la montée qui amène au pied de la tour pour applaudir les concurrents suivants et attendre Linda. Quand elle arrive, elle a déjà dépassé les deux concurrentes parties avant
elle. Pour quelqu'un qui n'aime pas la montée...
Je redescends en trottinant vers le départ pour la seconde manche. Je décide de partir plus doucement, de toutes façons avec le temps obtenu à la première manche, inutile d'espérer un bon
classement.
Sur l'aire de départ, il y a un moment de flottement, car personne ne sait à quelle heure la seconde manche doit démarrer, et tous les coureurs ne sont pas redescendus. Un appel est fait aux
environs de la tour pour faire redescendre les premiers à partir. J'en profite pour demander au coureur qui m'a dépassé si il préférait que je le laisse passer sur la partie intérieure ou
extérieure des escaliers à la seconde manche. Il me répond que ce ne sera pas nécessaire, car il avait couru tranquillement la première manche, ne connaissant pas le parcours, mais que pour la
seconde il irait à pleine vitesse. Super pour ma motivation.
Je m'élance donc pour la seconde manche avec moins de pression et passe la première difficulté sans forcer. A la montée après le parking, je me fais déjà rattraper. Qu'importe, je continue à mon
rythme. Le coureur qui m'a dépassé finira premier de ma catégorie. Je jette quand même de temsp en temps un coup d'oeil derrière moi pour m'assurer que je ne vais plus me faire dépasser. Je termine
cette manche beaucoup moins épuisé que la première, pourtant je n'ai mis que 7 secondes de plus.
Je finis 7ème de ma catégorie et 22ème overall. Avec le recul, je pense que je ne me suis pas assez échauffé. Mon coeur n'a pas démarré assez vite pour assurer le rythme extrême de cette
course. J'était mieux lancé à la deuxième manche, si j'avais eu la motivation, j'aurais pu descendre sous les 7'. A méditer pour l'année prochaine.
Je me replace au bas de la tour pour attendre Linda et commence à discuter avec un photographe. Il m'explique qu'il est là pour photographier le meilleur (de la première manche). Pendant que
nous parlons, ce dernier (si j'ose l'appeler ainsi) passe, et mon photographe le manque !
Linda arrive et elle n'a devancé qu'une seule coureuse cette fois-ci... petite forme

. Elle finit seconde de sa
catégorie et troisième femme (derrière les imbattables Ludivine Dufour et Christiane Bouquet). Nous redescendons sur l'aire de départ pour récupérer nos affaires, et remontons une
dernière fois (en marchant) vers la tour.
La remise des prix était annoncée à l'auberge de Sauvabelin, mais il est décidé de l'organiser au pied de la tour. Tous les coureurs se répartissent entre les quelques bancs de bois et l'herbe
printanière. Il fait beau et bon, tout le monde est content d'avoir couru, l'ambiance est vraiment sympa (voir les photos ci-dessous). Je garde un très bon souvenir de ce moment un peu
magique.
Avant la remise des reprise, on nous invite à entrer dans la tour, et, surprise, un apéro y a été organisé par le club Spiridon ! Nous trinquons avec les autres coureurs et célébrons nos
efforts. C'est vraiment la course la plus conviviale à laquelle j'ai participé. Après quelques verres, on nous invite à ressortir de la tour pour procéder à la remise des prix. Cette
dernière se déroule d'une manière bon enfant, très sympathique, et a l'élégance d'offrir un prix à chaque dame.
Malgré ma contre-performance relative, je garde un très bon souvenir de cette course et vais m'y inscrire à coup sûr l'année prochaine. Je me rends compte que mon CR est le plus long que j'ai
rédigé jusqu'à présent, mais à course exceptionelle, CR exceptionel.
Cadeau souvenir : un apéro.


Presse

24 heures du 19.05.2009

mmmille-pattes No107 de juillet 2009