Activités de Bob le coureur en rapport avec la course à pied : entraînements, course, bobos...
Voici donc la 10ème course du trophée lausannois qui se tient à Renens. C'est la première fois que cette course qui est relativement récente, puisque c'est sa troisième édition, fait partie du
trophée. L'année passée, elle n'avait compté que 22 participants adultes, elle passera donc à une dimension supérieure cette année. Je me permets dans ce CR d'émettre quelques remarques sur
l'organisation, du point de vue du coureur, à prendre comme des possibilités d'amélioration. La critique est aisée, mais l'art est difficile. Il faut noter que la participation à cette course
était gratuite, et j'en remercie la commune de Renens et les nombreux bénévoles.
Il s'agit de parcourir 3 boucles de 3.4 km, situées en partie en forêt, en partie en zone urbaine, sur de l'asphalte. Le parcours est en partie le même que celui de la course de amis de la nature
de Chavannes (TL2), mais effectué à contre-sens.
La journée ne commence pas très bien pour moi. Je me suis réveillé à 3h et n'ai réussi à me rendormir que vers 7h30, pour me réveiller et me lever à 8h. Je sens encore les courbatures
de ma sortie longue de jeudi. Dehors il fait gris, les stratus s'accrocheront jusqu'en milieu d'après-midi.
Nous partons pour Renens vers 15h, en prenant soin d'éviter l'avenue de Provence, Linda y étant resté bloquée dans un bouchon le matin, en raison d'un incendie qui dure depuis deux
jours. Garés au parking de la piscine, nous nous rendons sur l'aire de départ pour aller chercher nos dossards. Une course d'enfants se déroule, mais comme il n'y a pas vraiment de
couloir bien délimité, nous sommes sur leur trajet sans nous en rendre compte. Plus généralement, l'aire de départ/arrivée est située au milieu d'un parking, ce qui force à traverser la
trajectoire des courses pour y accéder. Il y a une file d'attente au retrait des dossards, ce qui est en partie dû, je pense, au fait que la liste de pointage est imprimée sur plusieurs pages et
n'est pas classée par ordre alphabétique. Deux participants avant moi s'étaient inscrits par Internet, mais ils ne figuraient pas sur la liste et ont dû se réinscrire, ce qui n'accélère pas la
remise des dossards.
Je m'échauffe sur le parking. Après discussion avec d'autres coureurs, j'apprends que le parcours a été modifié après le refuge. En effet, après ma reconnaissance faite selon le plan publié par
les organisateurs, j'avais constaté que cette partie du parcours était peu praticable pour être foulée par près d'une centaine de participants et de plus la longueur des boucles
était trop courte pour totaliser 10.2 km. Cette modification permet d'une part d'éviter la descente raide sur chemin étroit et rallonge la boucle pour atteindre la distance totale annoncée.
Je rencontre Max et Pascal, deux coureurs du trophée qui bloguent aussi (voir liens sur la droite). Max fait de très beaux CRs. Avec Pascal nous jouons au chat et à la souris
au classement du trophée.
Le départ est prévu à 16h. A 15h45, le speaker demande aux coureurs de s'assembler sur la ligne de départ 10 minutes avant la course pour pouvoir donner quelques informations. En bon élève,
je m'y rends à l'heure dite et m'y retrouve presque seul. La course précédente n'est pas encore terminée et des cadets continuent à arriver. Je me mets de côté et attends que cette course se
termine. Le speaker annonce que note course est retardée de 5 minutes, puis décide finalement de quand la même la faire partir à 16h, bien que des cadets continuent encore à arriver.
Comme décidé durant la reconnaissance, je me place très en avant sur la ligne de départ, avec l'intention de partir très rapidement pour éviter d'être pris dans le peloton au goulet situé
à 150 mètres du départ (max 2 coureurs de front) puis après le refuge (max 1 coureur). La course comprend aussi une catégorie "familles", sans classement, qui doit effectuer deux boucles. A
quelques minutes du départ, une poignée d'enfants vient se placer en première ligne ! Le départ donné, je fonce, comme bien d'autres coureurs, mais arrivé au goulet il faut dépasser ces gamins,
alors qu'il n'y pas assez de place pour le faire. Pour éviter d'en écraser un, je dois monter sur le talus , puis me rabattre devant un autre coureur, lui faisant presque une queue de poisson. Ce
chemin est fait de gravier fin et après le passage des premiers coureurs il y flotte un nuage de poussière.
La course tourne ensuite à droite avec un virage assez sec, au milieu duquel se trouve une grosse pierre, que j'avais vue durant la reconnaissance et que j'ai évitée.
Sur la photo ci-dessous, on voit le goulet, le talus à droite et on devine la grosse pierre au bout du chemin, devant la haie foncée. Notez que le jour de la course, les deux bacs à fleurs du
premier plan avait été retirés...

Il s'en suit une petite montée qui amène au dessus du terrain de football. Je la fais à fond, pour être le plus à l'avant possible sur le sentier dans la forêt. Je ralentirai à cet endroit lors
des deux autres passages.
Arrivés au refuge, la course plonge à gauche dans la forêt par quelques marches d'escalier, puis un virage en épingle sur des dalles. Elle rejoint ensuite un petit sentier forestier étroit
qui est à peu près plat, mais situé en dévers d'une pente assez raide. Il faut donc bien regarder où l'on marche, car il y a en plus des grosses racines. Impossible d'y dépasser (mais aussi
d'être dépassé
). J'entends derrière moi un bruit de branches qui s'écrasent, je pense que le coureur qui me suivait
a dû tomber, mais il serait trop dangereux pour moi de me retourner ou de m'arrêter pour lui prêter main forte.
Le chemin se termine par un virage sur la droite en descente, poussiereux lui aussi et assez technique à négocier à pleine vitesse. Nous repartons en sens inverse au pied de la forêt sur un
chemin en faux-plat montant. Une partie de ce chemin est boueuse, partiellement recouverte de plaques de bois. Je me dis que j'aurais dû mettre mes trails.
Au bout du chemin, nous traversons une route contrôlée par un agent qui arrête les voitures à notre passage. Nous longeons cette route qui fait une belle descente pour tourner sur
la droite et longer la route cantonale sur 200 mètres. Les stratus se sont finalement levés, et le soleil cogne sur ce passage en asphalte avec les voitures qui passent à toute allure à côté de
nous.
Nous rejoignons ensuite le parcours du cross de Chavannes par une bonne montée sur l'asphalte. Comme à mon habitude durant ces dernières courses, je me force à ralentir pour ne pas être
cuit. Il s'en suit une descente qui nous amène vers la Mèbre. Juste avant d'entrer dans le bois se trouve le ravitaillement, j'en profite pour me désalterer sans m'arrêter.
Dans le bois, nous quittons l'asphalte pour entamer une grande courbe à droite qui débute en descente puis est plate. Elle continue par une petite montée assez raide, un court plat et
une seconde montée, que je négocie au ralenti. Une belle descente nous permet de récupérer, puis un virage à droite nous amène à une dernière montée assez longue, dans le bois toujours.
A la sortie du bois, nous retrouvons l'asphalte pour une belle decente le long de la piscine, pour tourner à droite et revenir vers l'aire de départ sur du plat. Ici aussi, il faut traverser un
carrefour sous le contrôle d'un agent de police.
Je passe la ligne d'arrivée pour entamer la seconde boucle. Le speaker annonce le passage de la première femme vétérans 2, qui est juste derrière moi. Dans la montée vers le refuge, je me fais
dépasser par une autre dame que je vais suivre sur le petit chemin, mais qui va me lacher dès que nous aurons atteint le bas de la forêt. Elle finira deuxième des dames. La femme vétéran 2
va me dépasser, elle, dans la montée vers Chavannes, mais je décide de m'acrrocher et vais la suivre jusqu'à la fin de la course.
Je ravitaille à nouveau au deuxième tour. J'ai un passage à vide dans la montée raide dans la bois, vers le 6ème kilomètre, mais m'accroche. J'ai trouvé un bon rythme et entame la troisième
la troisième boucle. A la dernière montée vers Chavannes, j'ai la tête qui tourne un peu, ce qui confirme que je ne suis pas dans ma meilleure forme.
A la sortie du bois, je suis toujours ma vet 2 qui a un peu ralenti l'allure. Je tente ma chance et accélère à la descente de la piscine. Je ne sais pas si je tiendrai jusqu'à l'arrivée,
mais je donne tout ce qu'il me reste et ça passe.
Je finis en 47'52, 13ème de ma catégorie sur 33. Je pense que j'aurais pu faire mieux, mais vu les conditions, notamment la chaleur, ce n'est pas si mal. Il me fallait faire mieux que 25ème pour
que les points de cette course compte au classement du trophée, c'est chose faite. C'est d'ailleurs mon meilleur classement depuis le début du trophée. Ma "feuille Excel de la mort" indique que
je rétrograde au 8ème rang du classement provisoire du trophée et me prédit une 14ème place au classement final.
Je vais me placer à l'arrivée pour attendre Linda. Je vois passer la première dame de sa catégorie, puis Linda arrive 45 secondes plus tard. Il nous faudra donc rester pour la remise des prix
. Linda finit deuxième, ce qui est son meilleur résultat et consolide sa première place au classement provisoire du
trophée.
Cadeau souvenir : une collation (sandwich, pomme).
Presse

mmmille-pattes No108 de novembre 2009